La polémique du jour : la gauche parlementaire n'a pas voté le plan de sauvetage des banques proposé par l'Elysée et Matignon, signifiant ainsi à l'exécutif que l'heure n'était pas à l'"Unité nationale". Dont acte. Il faut reconnaitre que depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la majorité parlementaire n'a rien fait pour inspirer (globalement) confiance sur sa politique économique et sociale : le paquet fiscal de l'été 2007 est évidemment présent dans tous les esprits, mais l'on retiendra aussi les franchises médicales, le plombage en règle par les parlementaires UMP contre les mesures économiques et fiscales du Grenelle de l'environnement, les couacs insensés liés au financement du RSA, la taxation des complémentaires-santé, la déroute du plan banlieue, les va-et-viens idéologiques incessants du Président entre d'une part la dérèglementation du droit des affaires et d'autre part l'appel à plus de régulation économique... et que dire des nombreuses déclarations abusivement optimistes de Christine Lagarde et de ses collègues de l'Economie qui ont tenté de nous faire croire, depuis l'élection 2007, que tout allait bien dans le meilleur des mondes, qu'aucune crise n'était à redouter (encore moins une récession) et que nos espoirs d'une bonne croissance étaient fondés.